Présentation

Le contexte

Que peut-on entendre par transparence ?

Ce terme est aujourd’hui très galvaudé, tellement que certains l’évoquent à tout instant, en réalité, chaque fois qu’ils ne comprennent pas vraiment ce qui se passe autour d’eux. Il existe d’autres termes comme cela : "pédagogie", "risque", "big data", sans parler du fameux "pacte républicain". Qu’est-ce que la transparence ? faites l’expérience chez vous. Prenez un joli récipient en verre : vide, il est tout à fait transparent. Mettez-y de l’eau claire, votre vision devient trouble. Ensuite, c’est simple, il ne vous reste plus qu’à y noyer le poisson.

Plus sérieusement, il me semble qu’il faut comprendre plutôt ce mot par le précepte de Nicolas Boileau : "Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement".

En d’autres termes, et c’est là que le professionnalisme et la transparence se rejoignent, la transparence doit être ni de l’intrusion, ni de l’espionnage économique. Savoir décrire un processus d’investissement clair et identifié, bien documentées avec des explications, compréhensibles et simples, comparables d’un exercice à l’autre, démontre généralement une meilleure compétence qu’un papier confus, alambiqué avec des arguments fumeux ou mal agencés. Mettre l’information au bon endroit sur son site internet, c’est mieux ! Et cela évite à tous de perdre du temps.

Professionnalisme, voilà un mot qui n’est pas, me semble-t-il, dévoyé. Souvenons nous ce que disait le Général ""Il vaut mieux viser haut, c’est moins encombré".

Ce que je constate, tous les jours, c’est qu’il y a en France un groupe d’institutionnels, qui joue un vrai rôle de pionnier ou de leader sur bien des sujets sensibles. Beaucoup d’initiatives récentes ont pu éclore grâce à eux. D’autres suivent tant bien que mal ou ne les suivent pas pour des raisons de toute nature et pas nécessairement mauvaises. Je souhaite ardemment que ce petit groupe s’élargisse.

Jean Eyraud, Président du jury des Couronnes Instit Invest et de l'Af2i

Le rôle stratégique des investisseurs n'est pas suffisamment reconnu

Dans ce contexte, les investisseurs manquent de repères, rendant leurs prises de décisions plus difficiles. De plus, ils doivent composer avec des comités de placements le plus souvent à dominante paritaire, avec une appétence au risque très faible et une compréhension limitée des mécanismes financiers.
A l’inverse des gérants délégataires qui ont l’avantage de percevoir des bonus au regard de la surperformance qu’ils réalisent, les décideurs financiers ne voient pas la complexité de leur métier reconnue à sa juste valeur. Au contraire, la direction des placements est souvent considérée comme un poste de coûts, ayant une faible part dans la stratégie globale de l’entreprise.

Valoriser les compétences des investisseurs

Pourtant, les compétences des investisseurs institutionnels sont nombreuses. La définition puis le pilotage de l’allocation d’actifs, la gestion des risques et les études d’impact de la réglementation au quotidien constituent des domaines d’expertises très recherchés et créateurs de valeur pour l’organisation.

Un devoir de transparence

La crise oblige aussi les institutions à redéfinir la présentation de leurs résultats financiers, ainsi que la manière de concevoir leur stratégie de gestion actif–passif. Les nouvelles attentes de l’ensemble des agents économiques obligent les institutions à un devoir de transparence afin de prouver leur capacité d’adaptation, et pas uniquement auprès des autorités de contrôle : dans un univers concurrentiel ou l’accès à l’information est un dû, l’absence de transparence pourrait devenir suspecte, révélatrice de pratiques financières douteuses que l’on souhaite cacher. De plus, le devoir de transparence supplante aussi les considérations ISR, qui s’avèrent certes utiles mais insuffisantes pour démontrer le professionnalisme des équipes de gestion financière.
Un autre paradoxe mérite d’être soulevé : alors que la plupart des institutionnels demandent une transparence totale de la part de leurs fournisseurs (sociétés de gestion), eux-mêmes agissent parfois de manière totalement opaque dans leur communication financière à destination des parties prenantes.

Instit Invest crée le label « Transparence » et la remise de prix « Les Couronnes, Instit Invest »

Face à ce bilan, Instit Invest a décidé de contribuer à la reconnaissance des investisseurs institutionnels et de long terme en France par le biais d’une labellisation et d’une remise de prix.